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Pays-Bas

1992 & 2001

 

Vacances 1992

Vacances 2001

 

Nous sommes allés trois fois aux Pays-Bas.

En 1974, c’était la première fois que je partais avec une fille en vacances. Cette fille, c’était Doro !

 

 Vacances 1992

 

La deuxième fois, c’était en 1992. Nous venions d’annuler notre voyage aux USA car Doro, la même (!) était enceinte.

Nous y sommes restés 2 semaines. J’en garde un très bon souvenir. C’est un pays merveilleux quand il fait beau (et il avait fait beau) avec tous ses canaux et ses moulins. C’est un paradis pour le cycliste. Je me souviens que dans certains villages, nous posions nos vélos et nous regardions ces milliers de personnes à vélo qui défilaient devant nous. Un flot incessant !

Nous n’avions pas fait de cyclo-camping mais des sauts en voiture puis des boucles autour des campings. Nous ne l’avons pas regretté car il y a de grands passages monotones dans certaines régions. Nous allions droit à l’essentiel. Foi d’un cyclo-campeur convaincu !

La 1° base se situait à Zundert (là où est né Van Gogh). Nous avons rayonné dans la région (jusqu’à Breda). C’est tout plat, c’est vert, les villages sont sympas.

La 2° base se trouvait à l’Est de Rotterdam. à 30 km des moulins de Kinderdijk. Nous nous sommes baladés également à Gouda et à Utrecht. J’ai vraiment bien aimé.

La 3° base près de Zandvoort. A 10 km de la mer (les campings des bords de mer sont à éviter, comme en France). Balade dans les dunes et à Haarlem et Amsterdam.

La 4° base à Edam (Nord d’Amsterdam) en ayant traversé la région du Zaan. Plusieurs balades a Hoorn (c’est là qu’on se rend compte que le peuple Hollandais aime les vieux bateaux et le plein air) et vers le sud par des petites routes le long de la mer intérieure.

La 5° base près du musée Kroller-Muller. C’est une région où il y a beaucoup de vacanciers hollandais mais encore une fois, les vacanciers sont souvent à vélo et pour nous c’est très agréable.

 

 Vacances 2001

 

Tout commença par l’A1… et le Nord !

Le samedi 7 juillet, nous avons été immobilisés dessus. Nous avions échappé aux embouteillages de la métropole et nous voilà bizarrement bloqués sur cette vieille autoroute… C’est en écoutant la radio que nous avons appris qu’elle a été inondée et donc coupée. Le soir, Arras nous a accueilli (gîte d’étape). Le lendemain matin, nous avons parcouru les merveilleuses places de cette ville du Nord.

Puis nous sommes partis pour Bruges en Belgique. A vélo, nous « saccadâmes » sur les pavés de cette magnifique ville. Clément, sur le siège, a bien ri. Doro avait sa luxation du coude qui lui faisait encore mal. Elle a recherché les portions goudronnées mais elles sont très rares. Les quatre moulins sur le pourtour de la ville ont intéressé vivement nos gamins.

Avec Florian, j’ai sorti les rollers pour dire qu’au moins une fois, j’aurai fait du patin en Belgique ! Doro fût encore réticente.

Par les petites routes qui longent les canaux, nous sommes arrivés aux Pays-Bas. Nous avons pris un bac pour traverser le Westerschelde. Nous avons visité Middelburg, avec le sentiment de nous retrouver dans ces voyages internationaux où tout semble différent. Les enfants étaient également émerveillés.

Le temps fût variable. Soleil et averses. Le soir, nous avons trouvé un mini-camping près de Domburg. Nous y sommes restés plusieurs jours. Il y eut beaucoup de vent. Heureusement, dans le camping, nous avons été bien protégés.

Comme à l’accoutumée, je suis parti à vélo en reconnaissance. J’ai exploré les environs pour mon plaisir et aussi pour échafauder des futures sorties avec la famille.

Veere a été une de mes destinations. Sur les pistes cyclables, malgré le vent, il y avait beaucoup de vélos.

J’ai bataillé ferme à certains moments sur mon 40/23, couché sur ma bécane, plafonnant à 16 km/h. Des hollandais, souvent avec des enfants sur leur vélo, ont dû mettre pied à terre. Leur position très relevée ne leur facilitait pas la tâche. Cette façon de pédaler est culturelle. Certes, elle est très pratique pour la ville mais elle est loin d’être aérodynamique…

Les autres jours, le vent est tombé un peu et les sorties familiales se sont déroulés dans d’excellentes conditions. Les moulins, les villages, la mer, les digues ont été les centres d’intérêts de Florian et de Clément.

Au mini-camping, il y a eu une période foot dans leurs jeux. Je me suis joint à eux pour taper dans la balle !

Puis nous avons repris la voiture pour continuer le voyage. Nous avons visité les barrages et la Delta-Expo. Comme beaucoup de monde, notre outil de voyage est le guide vert et ses étoiles. Là, il y en a 3. Donc, pas d’hésitation pour savoir si cela valait la peine de s’arrêter.

Nous avons quitté la région du Delta pour nous diriger vers Rotterdam et surtout les moulins de Kinderdijk. Nous avons trouvé un camping plein de lapins à 25 km de là.

A vélo, nous avons fait deux merveilleuses balades : l’une vers les moulins et l’autre vers Gouda en suivant des routes délicieuses. L’eau circule partout dans les canaux et les jardins hollandais sont ravissants. Le soleil et la douceur accompagnaient le tout !

Durant plusieurs nuits, Clément a réveillé sa maman car il avait des boutons qui lui faisaient mal. Des plumes de son vieux duvet lui irritaient également les yeux.

Nous avons visité Utrecht par un temps maussade. J’avais préféré ma visite d’il y a 9 ans. Nous en avons profité pour acheter un nouveau duvet ultraléger, ultra-compact avec un garnissage moderne : fini les plumes ! Il n’y a plus que Doro pour avoir son gros duvet de cyclo-camping. Les mâles de la tribu ont tous des duvets modernes !

J’ai fait des sorties cyclo-sportives pour me faire plaisir. Je tenais le 30 à l’heure. C’était tout plat ! Je doublais les hollandais ! Il faut dire qu’ils roulaient à 18 à l’heure !

Clément a 'décidé' d’avoir la varicelle ! J’avais repéré le lieu où se trouvait le médecin (avec la pharmacie). Pendant que Doro est allé consulter, je suis resté dans la voiture et j’ai écouté sur les grandes ondes le Tour de France et l’ascension d’Amstrong dans l’Alpe d’Huez !

Nous avons démonté la tente, quitté les lapins, et nous nous sommes dirigés vers le nord d’Amsterdam. Nous avons déjeuné à Monnickendam. Les pique-niques sont toujours agrémentés d’oiseaux : canards, cygnes… pour la plus grande joie de nos deux jeunes mammifères.

En fin d’après midi, nous sommes arrivés au camping d’Edam. Il ne nous a pas trop plu. Nous avons une très grande expérience des campings…

Trop de tentes à notre goût. Un camping essentiellement d’Allemands et des canettes de bière. Les enfants ne voient que les nombreux jeux. Nous avons cédé… Il y avait deux enfants français et naturellement ils ont joué avec les nôtres : enfin, ils pouvaient communiquer. Comme nous nous y attendions, le calme ne régnait pas encore vraiment à 3 heures du matin…

Le lendemain, nous avons fait une randonnée à vélo vers Volendam. Nous avions la tête des jours de manque de sommeil. Le midi, nous nous sommes abrités car il pleuvait à seau !

L’après-midi, je suis allé à Hoorn pour revoir ce port si charmant. Sur le parcours, j’ai essayé de trouver un petit camping calme.

Nous avons élu domicile dans un petit camping résidentiel. Puis nous sommes allés visiter Hoorn.

Plus tard, je suis parti faire une balade vers une route où se trouve des anciens moulins qui ont servi au pompage de l’eau lors de la création des polders.

Le dimanche 22 juillet, le soleil est là et il ne nous quittera plus. Nous avons décidé de visiter Amsterdam. Nous nous sommes régalés. Les gamins sont de sacrés marcheurs ! Vers 14 h 30 nous avions tous mal aux jambes et le cerveau fatigué par toutes ces choses à voir.

Nous avons changé de camping. Nous étions donc maintenant à 15 km au nord de Hoorn et toujours au bord de la mer intérieure.

Le lendemain, nous sommes retournés à vélo à Hoorn. Les digues sont surmontés de pistes très agréables. Nous avons vu beaucoup d’oiseaux. Les hérons étaient nombreux et peu craintifs.

Dans le camping, il y avait une piscine… Et Florian ne rêvait que de ça. Pendant ce temps, j’ai retrouvé mes rollers et j’ai commencé à faire des tours de plus en plus grands. J’étais en forme. Toute la famille s’est remise aux rollers ! Les pistes et les routes sont idéales. J’ai commencé à doubler les cyclistes hollandais ce qui me fait dire que je roulais à environ 16 à l’heure. Mon style devenait meilleur. Je ne sais pas faire des acrobaties comme Florian mais en endurance, je suis à l’aise.

J’ai fait une grande virée à vélo vers Enkhuizen et Medemblik.

Le long de la côte, il y avait des milliers de mouettes, quelques hérons et des cormorans qui séchaient leurs ailes. Cela me replongeait dans mes souvenirs. La pratique du vélo ou de la marche à pied permet de s’évader dans les pensées. Là, j’ai revécu mon voyage en Californie, sur la côte Pacifique, avec tous ces oiseaux.

Nous sommes allés visiter les moulins industriels à Zaandijk.

Au début, tout c’était bien passé, puis Clément a eu mal aux yeux. Et quand Clément va mal, tout va mal. Il est communicatif. Il exige que sa douleur s’arrête… Nous avons écourté la visite et sur le chemin du retour, nous avons cherché un médecin. Par miracle, celui là aussi parlait un peu le français…

Il y a 9 ans, nous n’avions pas fait le Nord de la Hollande. Cette fois ci, nous avons pris l’immense digue pour rejoindre le Nord-Est de Groningen. Nous avons trouvé un camping à la ferme comme on les aime ! (Doro demandait dans les offices de tourisme).

Le samedi 28 juillet, nous avons roulé vers le Parc National de Lanwersmar. Florian n’est pas habitué aux grandes étendues. Nous nous arrangeons toujours pour lui proposer des circuits où les centres d’intérêts se renouvellent. Là, le matin, il a fallu lutter contre le vent et le paysage moins plat que d’habitude n’offre pas, il faut bien l’avouer, de choses extraordinaires. Enfin, nous sommes arrivés à la grande digue et au port sur la mer du Nord.

Le midi, nous sommes allés pique-niquer dans un port de plaisance. Sur la route, nous avons observé qu’à chaque kilomètre, il y avait des repères. Quelque chose devait se préparer car un balisage a été mis en place. Sur le chemin du retour, il y avait même des tables avec des éponges et des oranges. Le vent nous a poussé. Il faisait beau. Un gars à rollers nous a accompagné. Nous avions le vent dans le dos et je me suis amusé avec Florian à faire la course. Clément était ravi : « plus vite papa, plus vite papa ! ».

C’est de retour au camping que nous nous sommes aperçus que la course allait passer dans notre village. J’ai pensé à un semi-marathon. En calculant, l’arrivée devait être au prochain village.

En effet, une heure plus tard, les premiers coureurs sont passés. Leurs allures, leurs attitudes m’ont fait deviner que c’était la course des non-licenciés.

Alors, j’ai pris une décision : j’ai mis mes rollers et je suis parti à rebours vers le départ pour profiter de la course et de l’ambiance. Dans les villages, c’était formidable. Tous les gens encourageaient les coureurs. J’ai remonté en sens inverse jusqu’au kilomètre 10. Là, il n’y avait plus aucun coureur, mais seulement les bénévoles qui nettoyaient. J’ai fait demi-tour et petit à petit, j’ai remonté des concurrents. Il faut dire qu’ils étaient très nombreux. Et j’ai continué comme ça jusqu’à l’arrivée. Enfin, je suis revenu dans mon village. Un semi-marathon en un peu plus d’une heure : j’étais content de moi ! Je n’avais jamais autant fait à rollers.

Le lendemain matin, j’ai fait une randonnée de 100 kilomètres qui m'a très dépaysé : j’ai longé la côte nord de la Hollande par une piste cyclable le long de la grande digue. Il n’y avait que des moutons et des oiseaux. Seul inconvénient, les barrières canadiennes qui évitent que les troupeaux se mélangent et qui cassaient un peu mon rythme… Au port de Eemshaven, j’ai aperçu l’Allemagne du Nord et également un champ d’éoliennes : plus d’une centaine. Impressionnant !

L’après midi, nous sommes allés à Groningen. Le centre ville, immense, était interdit aux voitures. Les places étaient très grandes et cela donnait une impression de vide ! Nous avons mangé dans un sandwicherie française…

Nous avons quitté le Nord pour Otterlo. C’est l’entrée du parc Kroller-Muller et de son musée.

Le lundi 30, nous avons parcouru le parc à vélo. En effet, c’est le moyen de déplacement officiel. Pas de voiture ! Le mardi, nous avons visité le musée qui regorge d’œuvres éblouissantes. Corot, Millet, Latour, Manet, Courbet, Pissarro, Renoir, Gauguin, Monet, Seurat, Cézanne, Van Gogh ; et puis Braque, Picasso, Gris, Léger, Mondrian. Ils sont tous là ! Florian n’a raté aucune salle. Il veut comprendre l’évolution de la peinture.

L’après midi, nous avons sillonné le parc à la recherche des sculptures de Dubuffet entre autres…

Le mercredi, j’ai roulé dans le Parc National du Veluwezoom. J’ai adoré !

Il a fallu quitter à regret ce pays délicieux.

 

Daniel Clerc

 

 

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