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Cyclistes

de l'association Confiance Pierre Boulenger

 

Certains travaillent à l'ESAT CAT Le Chêne, d'autres en ESAT au Perray, à Versailles ou à Trappes mais ils logent au foyer de Rambouillet.

 

 

Véronique et Gérard Bour sont les éléments moteurs de ces sorties.

 

 

2016

     

Dans ces instants, ce sont donc des « cyclistes handicapés mentaux ».

Ils sont tout d'abord cyclistes mais avec des particularités à prendre en compte.

Les parcours doivent être « sans danger » : petites routes, pistes cyclables, pistes bien revêtues. Ils peuvent être urbanisés si l’organisation propose une sécurisation.

Les distances : 35 km pour une demi-journée. Jusqu’à 50 km pour la journée.

Pour les plus faibles, il faut souvent raccourcir le circuit avec deux accompagnateurs.

Le matériel est varié. VTC et VTT. Vélos achetés dans les grandes surfaces au meilleur prix. Vélos de récupération. Vélos achetés par eux-mêmes.

La plupart du temps, il y a un adulte en tête et un en queue de peloton. Les autres accompagnateurs se répartissent en fonction des handicaps.

Parfois, le peloton s’étire. Il y a donc souvent des attentes aux carrefours pour les regroupements. Mais cela fait partie de la façon de vivre la sortie. A ces moments, on résous souvent des petits problèmes mécaniques ou on en profite pour prendre des photos ou se ravitailler.

La vitesse est d'environ 15 km/h.

Ils roulent en file indienne. C’est la force des cyclistes handicapés qui naturellement met un ordre dans les positions.

Ils savent faire du vélo. Mais ils n’ont pas un comportement d’adolescent. Ils ne font pas des acrobaties !

Ils sont très prudents. La sécurité prédominent dans leurs attentions : rouler à droite, maintenir les écarts.

Dans le même ordre d’idée, la hauteur de la selle de leur vélo est souvent réglée un peu plus basse. Ils peuvent facilement mettre pied à terre car ils ne sont pas très à l’aise.

Les relations humaines sont très importantes. Ils se parlent beaucoup tant que la fatigue n’est pas trop présente. 

Leur compréhension est limitée. Ils n’ont pas accès à l’abstrait.

Le passage des vitesses est problématique. Comprendre qu’il faut actionner une commande sur le guidon pour qu’il se passe quelque chose quand cela devient difficile à pédaler est, pour certains d’entre eux, impossible. 

Parfois, on doit s’arrêter pour qu’un accompagnateur mette le petit plateau quand il y a une forte montée. Dans ces cas là, la plupart montent à pied. Ce qui ne pose aucun problème.

 

Le bilan de ces sorties est très positif

Si cela fonctionne bien, c’est que le travail en amont est important.

 

Ils ont plaisir à faire cela. Nous avons plaisir d’être avec eux.

Ils ont l’idée de faire des choses vers le monde extérieur. Lors de ces sorties vélos, ils font la même activité de loisirs que nous tous et souvent parmi nous.

Pour les cyclistes handicapés mentaux, les sorties vélos sont une aventure. C’est un moment très important dans leur vie. Ils savent qu’il y en aura plusieurs au cours de l’année. Ils s’y préparent psychologiquement.

Ce ne sont pas des sportifs. Leur entrainement est limité. Leur matériel est lourd. Leur effort est conséquent. Leur fatigabilité est importante.

Par rapport aux autres personnes du foyer, ils savent qu’ils réalisent un « petit exploit ».

 

Multimédia

Les reportages photos très détaillés réalisés par les accompagnateurs leur apportent beaucoup.

Ils peuvent revivre ces instants privilégiés. Ils ont le temps d’observer les paysages et les habitats traversés. Leur mémoire en bénéficie et leur appréhension du monde s’améliore (par exemple : la prise de conscience du code de la route : le panneau sens interdit ou STOP)

Sur mon site, en comparant avec les autres reportages, ils se rendent comptent qu’ils sont des cyclistes à part entière.

Avec les photos des autres accompagnateurs, Gérard Bour crée après chaque sortie un DVD diaporama.

"Il tourne en boucle au foyer !"

Et les autres handicapés en profitent.

Et cela crée de l’émulation.

Le mimétisme fonctionne toujours bien : ils veulent faire pareil. Certains veulent faire des photos. Ils veulent utiliser l’ordinateur. Certains écrivent des lettres.

Daniel Clerc & Véronique Bour

 

 

 

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