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Ne va pas sur la route, c'est dangereux !

 Angoisse collective

 

 Comparé aux autres pays européens, il y a très peu de cyclistes français

Quand j’ai appris à faire du vélo dans les années soixante, ma mère me laissait aller librement.

Il n’y avait pas d’angoisse de sa part. Il faut dire, qu’à cette époque là, il n’y avait pas beaucoup de circulation dans notre banlieue éloignée. A l’adolescence, j’explorais déjà ma région avec une totale liberté.

Aujourd’hui, les choses ont bien changé...

 Depuis des décennies, le mot d’ordre général c’est :

 «  Ne va pas sur la route, c’est dangereux !  »

Et dès que l’enfant pose un pied en dehors du trottoir, c’est la réaction brutale : on fait bien comprendre que ce sera la mort immédiate.

L'angoisse existe même sur le passage pour piétons.

 Les conséquences au niveau d'une nation ?

C'est le sous-entendu que les automobilistes sont des "assassins".

Les parents et leurs enfants, les aménageurs, les décideurs sont angoissés par l'image de la voiture/danger.

 Mon cas personnel

Analyse de la dangerosité de mes déplacements à vélo

A la fin des sorties, on ne se dit pas que c'était vraiment dangereux...

Personnellement, je n’ai pas d’angoisse par rapport à la voiture. Mes parents n’ont jamais eu un mot là-dessus. C’était une autre époque.

La toute première fois que j’ai fait du vélo, à 7 ans, j’ai failli être heurté par une voiture. Juste avant, mon frère me tenait encore par la selle et courait à côté de moi. Une fois seul, au bout de ma rue, je n’ai pas su freiner…

En soixante ans, j’ai été renversé deux fois. A chaque fois, les conducteurs ne m’avaient pas vu.

En tant qu’enseignant, le trajet domicile-travail était court et sans danger.

Aujourd’hui, dans ma pratique quasi quotidienne, je ne reviens jamais avec le sentiment d’être passé près de la mort…

Dans les sorties/rallyes sur route non plus. Cela se constate dans les comptes-rendus sur les réseaux sociaux (quand il y a un problème, cela se sait vite…).

Je constate également, que les automobilistes s’arrêtent très facilement quand ils voient un cycliste avec la roue engagée sur la chaussée (vallée de l’Orge & Yvette).

J’explore complètement ma région à vélo.

Je ne choisis pas les routes dangereuses. Mes solutions de parcours sont réfléchies avec les jours et les horaires.

L’urbain ne représente pas de problème.

Ma vision est donc large (temps/espace : 9000 km par an).

Cartes tous mes circuits en Ile de France

Dans les villes, les scooters et tous les futurs véhicules électriques à 2 roues vont se répandre...

Daniel Clerc

 

 

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