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A lire en premier

 

Apprendre &_comprendre

Cœurs des apprentissages

Imbrication

C'est pas sorcier

Miracle ?

Méthode

Lettre à mon fils

Apprendre à lire

Représentations et questions

Une anecdote pour comprendre

Confusion chiffres/nombres

Révolution à l'école ?

Pédagogie

Le premier apprentissage

Affichages de référence

Cœur du lire

Cœur de l'écrire

Cœur de la numération

Cœur des Opérations

Cœur des Problèmes

Solutions pour les fondamentaux

Elèves enseignés / élèves enseignants

Continuité

Deux exemples

Conclusion

 

Vidéos

Editeurs ? Trains  

 

Apprendre & comprendre

 

Les élèves apprennent à lire et à compter à l’école...

... mais apprendre en comprenant, c'est essentiel !

Les représentations graphiques sont indispensables pour la compréhension : elles offrent le concret.

Les concepts fondamentaux du lire/écrire et compter doivent donc avoir leurs représentations.

Les élèves les plus forts s’approprient très vite le savoir. Les élèves en difficulté y feront tout le temps référence.

Les élèves qui ont compris sont heureux ! Ils deviennent responsables et autonomes. Ils peuvent enseigner aux plus faibles.

Le présent

Quand on analyse les instructions officielles et les manuels de lecture et de math du cycle 2 sous l’angle des représentations graphiques, on s’aperçoit vite des progrès qui restent à faire.

Cette absence de représentations graphiques est révélatrice des lacunes au niveau du comprendre.

L’Avenir

Les représentations graphiques des concepts fondamentaux existent !

C’est l’objet de mon site !

En mettant au centre de l’enseignement ces concepts associés aux représentations graphiques, on permettra aux élèves de mieux comprendre.

Le changement doit venir de l'évolution des programmes officiels et de la formation des maîtres.

Mais chaque enseignant doit se poser cette question : « Quelles représentations graphiques sont utilisées dans ma classe pour faire comprendre aux élèves les concepts fondamentaux ? »

Daniel Clerc

Cœurs des apprentissages

 

Le cœur de la lecture, le cœur de l'orthographe, le cœur de la numération, le cœur des opérations

et le cœur des problèmes.

Voilà ce que les représentations graphiques permettent de faire comprendre : ce n'est pas rien !

 

 

 

Lire/écrire & numération/opérations imbriqués

 

Le lire et l'écrire sont totalement imbriqués.

Et bien pour la numération et les opérations, c'est la même chose.

L'un sert à l'apprentissage de l'autre.

Voilà ce que les représentations graphiques permettent de faire comprendre.

 

C'est pas Sorcier 

 

J'ai envie de faire le parallèle avec l'émission célèbre 'C'est pas SORCIER' pour faire comprendre ma démarche pour l'enseignement du lire/écrire et du compter.

Explications scientifiques avec support graphique pour bien comprendre.

 

 

 

Miracle ?

 

Non, désolé ! Pas de miracle...

Mais apprendre en comprenant, c'est essentiel !

Les plus forts apprennent encore plus vite.

Les plus faibles savent ce qu'ils ont à apprendre et à comprendre. Les choses sont claires !

Pour apprendre, il faut être serein.

Les problèmes psychologiques, le problème des non-apprenants, c'est autre chose...

 

Méthode ?

 

Ce que je propose pour la lecture n'est pas une méthode !

Les concepts qui sont liés à l’apprentissage de la lecture sont abstraits…

Pour que les enfants (et les adultes...) comprennent ces concepts, il faut « forcément » passer par les représentations graphiques...

Et c’est ça qui est nouveau !

 

 

 

Lettre à mon fils

 

- j’apporte des solutions nouvelles à l’enseignement.

Florian (15 ans) : - j’ai appris à lire !

 

Nul n’est prophète en son pays !

Dans cette lettre, je vais essayer de t’expliquer ma vision des choses.

Je vais transposer avec le vélo.

Dans ma classe, il y a 12 CP et 10 CE1 que je garde 2 ans. Ce jour là, il y avait 2 absents. J'avais 3 CE2 en plus (maîtresse absente).

J’ai demandé aux élèves de dessiner un vélo. Pas de conseil. Pas de modèle sous les yeux.

Le dessin des CP

 

Le dessin des CE1

Tous les élèves savent, dans l'ensemble, faire un peu du vélo.

 

En observant les dessins, tu peux constater que les vélos des CE1 sont plus élaborés que ceux des CP.

- les 2 points d’appuis : guidon, selle sont dessinés

- les pédales : 6 CP

- les rayons : c’est remarquable !

- le cadre : il est, la plupart du temps, attaché aux pneus chez les CP mais également chez certains CE1

 - la chaîne : 4 CP sur 11

 

Le dessin des CE2

 

Les enfants ont appris à faire du vélo. Leur cerveau a bien travaillé !

Mais quand on leur demande de dessiner, on s'aperçoit qu'ils ont besoin de l'école pour mieux comprendre les choses.

 

Florian, tu me dis que tu as appris à lire. C'est vrai ! Ton cerveau a su mémoriser les mots.

Le rôle de l'école, c'est de bien expliquer les mécanismes du lire/écrire et de la numération/opérations/problèmes en se servant de solutions graphiques car sinon les concepts sont trop abstraits pour les élèves.

 

Daniel (père)

 

Apprendre à lire

 

Je vais transposer avec le vélo :

L'acte "faire du vélo" :

Sur un vélo, l'enfant monopolise ses capacités (intellectuelles et physiques) pour avancer et ne pas tomber.

Mais une fois à l'arrêt, donc en dehors de l'acte "faire du vélo", l'enfant est capable d'apprendre et de comprendre les concepts direction/équilibre/gravité ; transmission/roue/engrenage/chaîne ; sécurité/frein...

Une fois ces concepts acquis il sera plus autonome et plus responsable : il sera capable de prendre des décisions. Il pourra aider/expliquer à ceux qui ont plus de difficultés.

L'acte "lire" :

L'enfant monopolise ses capacités intellectuelles pour comprendre le sens et apprécier un texte.

Mais une fois le texte "lu", donc en dehors de l'acte "lire", l'enfant est capable d'apprendre et de comprendre tous les mécanismes de la lecture.

 

 

 

Les représentations et leurs questions

La représentation des mots ne donne aucune explication sur :

- le sens de la lecture,

- la notion de voyelles/consonnes,

- la notion de graphèmes/phonèmes,

- les syllabes,

- la construction des syllabes,

- les accents disparus (lès),

- la case des accords,

- les lettres muettes.

Les représentations et leurs solutions

 

Une anecdote pour faire comprendre

 

Un parent d'élève était dans ma classe pour parler de son enfant.

lecture_012

Je lui avais expliqué les constructions des syllabes numérotées de 1 à 5.

 

Je me suis permis de lui demander de me dire le numéro de la syllabe 'pon' dans le mot 'japon'

Il m'a répondu 5.

J'ai demandé à son fils de me dire le numéro.

Il m'a répondu 2.

Le parent avait vu   'p', 'o', 'n'  : consonne + voyelle + consonne (comme la majorité des français !)

L'enfant avait vu   'p', 'on' : consonne + voyelle (comme tous mes élèves !)

Et pour lire "pon", il faut une consonne (p) et une voyelle (on).

Le parent raisonnait au niveau des lettres de l'alphabet.

L'élève raisonnait au niveau des sons.

 les représentations et leurs questions

La représentation des mots ne donne aucune explication sur les notions de voyelles/consonnes, de graphèmes/phonèmes, des syllabes et de leur construction, du sens de la lecture, des accents disparus (lès), de la case des accords, des lettres muettes.

 

Pourquoi, après le nombre 9, on écrit dix avec le chiffre 1 et le chiffre 0 (10) ?

Pourquoi, après le nombre 9, on n'écrit pas dix avec le chiffre 0 et le chiffre 1 (01)?

Pourquoi 10 (une dizaine et zéro unité) ne se dit pas dix zéro ?

Pourquoi le nombre 584 (centaines, dizaines, unités) ne s'écrit pas 485 (unités, dizaines, centaines) ?

Les signes "+", "-", "x" n'expliquent rien.

Le chiffre de la retenue n'explique rien.

Pourquoi 100 = 1 ?

Confusion chiffres/nombres

 

La confusion chiffres/nombres dans le langage parlé est révélatrice de certaines lacunes dans le premier apprentissage.

Notion de catégorie

Premier apprentissage

 

 

 

Révolution à l'école ?

 

Le point central de l'enseignement doit être les représentations graphiques (visuel/concret) qui expliquent les concepts fondamentaux.

Ces représentations graphiques doivent être affichées à chaque séance.

Les élèves les plus forts comprennent très vite et s'approprient le savoir.

Les plus faibles y feront référence toute l'année.

Une fois qu'il a compris, l'élève peut être acteur de ses apprentissages.

Elève "enseigné" / élève "enseignant"

Pédagogie

 

La pédagogie linéaire, c'est le trait bleu. On avance régulièrement. Ce n'est pas une pédagogie satisfaisante.

La pédagogie que j'utilise, c'est une pédagogie avec des allers-retours, qui parfois, si le besoin s'en fait sentir, me fait revenir au début pour récupérer les enfants en difficulté. Elle fait parfois des grands bonds (pointillés) pour alimenter les enfants très doués.

Cette pédagogie avance au rythme des acquisitions des élèves et par conséquent varie en fonction des classes. Comme les enfants sont très actifs, on les voit faire et on vérifie continuellement leur progression.

 

 

 

 

Représentations graphiques

La notion de catégorie !

 

 Le 1° apprentissage, c'est la notion de catégorie !

Les enfants qui arrivent de la Maternelle raisonnent, bien souvent, à un seul niveau. 

Pour eux, pigeon – canard – oiseau – poule sont 4 mots qui signifient quelque chose mais il n’y a pas de niveau hiérarchique.

 Faire comprendre la notion de catégorie peut se faire de différentes manières :

- On peut expliquer : il y a des choses qu'on peut regrouper. On met dans une étiquette le mot qui désigne toutes ces choses.

- On peut donner des exemples : le chêne, le bouleau, le platane sont des arbres.

- On peut poser des questions : Dites moi des noms de planètes !

- On doit faire une représentation graphique avec les étiquettes !

Les élèves du cycle 2 ont besoin de travailler dans le concret pour comprendre.

Si vous n'aviez pas compris mes explications ci-contre, le graphique vous éclaire !

etiquettes

 Premier apprentissage

Représentations graphiques

Affichages de référence

 

Ils sont affichés au tableau

à chaque séance.

 

 

 

Représentations graphiques

Cœur du lire

Remarque : le lire/écrire sont totalement imbriqués.

 

 Représentations graphiques

 Lire  

La représentation graphique pour la construction des syllabes à partir des concepts voyelles/consonnes ; graphèmes/phonèmes n'existe pas à l'école à l'heure actuelle (sauf dans ma classe).

Ce n'est pas moi qui ai eu l'idée des wagons et des locomotives mais je n'ai jamais trouvé mieux !

Les locomotives, ce sont les consonnes. Les wagons, ce sont les voyelles. Le train, c’est la syllabe.

Il y a l'idée d'accrochage, comme dans la combinatoire.

Grâce à la représentation graphique sous forme de trains, on peut donner des numéros à chaque construction de syllabes.

On travaille d'une manière scientifique.

lettres_sons_syllabes

train numéro 1

1 voyelle

1 wagon

exemple : a   en

construction_des_syllabes

train numéro 2

1 consonne + 1 voyelle

1 locomotive + 1 wagon

exemple : ra   chou   vain

train numéro 3

1 voyelle + 1 consonne

1 wagon + 1 locomotive

exemple : al   il   es

train numéro 4

1 consonne + 1 consonne + 1 voyelle

1 locomotive + 1 locomotive + 1 wagon

exemple : tro   blan  phra

train numéro 5

1 consonne + 1 voyelle + 1 consonne

1 locomotive + 1 wagon + 1 locomotive

exemple : tar   bir  sour

La locomotive à vapeur et les wagons, c'est une représentation universelle du train.

 Représentation graphique

 accent pointillé

Où faut-il mettre les accents ?

electricite

Nous savons parce que nous avons mémorisé le mot :

électricité

Les enfants du CP, logiquement, ont envie d'écrire :

élèctricité

 

On doit leur apprendre cette règle :

 

Dans la syllabe, le "é" et le "è" perdent leur accent quand ils sont suivis d'une consonne.

 

Et pour que cela soit bien clair, il faut introduire la représentation graphique : accent pointillé

La consonne, c'est 1, 2 ou 3 lettres !

Exemple : bec, soleil, abeille  !

 

Un exemple !

Comme pour la numération,

 Représentation graphique

 lettre barrée

Dans le mot 'Christian', c'est le 'h' qui ne se prononce pas. On lit bien 'cristian'.

Dans le mot 'chat', le 'h' du 'ch' fait partie de la consonne (graphème/phonème).

Le 't' ne se prononce pas. 'cha'. On doit barrer le 't'.

(Le t peut se retrouver par un mot de la même famille - chaton).

 

C'est un véritable apprentissage qui permet d'éclaircir la lecture et l'orthographe.

Il y a des lettres qu'on ne prononce pas. Mais elles existent.

La représentation graphique : lettre barrée permet de voir si l'enfant a compris.

Au début du CP, c'est l'enseignant qui le fait tout le temps au tableau.

Puis, naturellement, c'est l'élève qui va devoir le faire sur les mots travaillés en classe. Au CE1 (puis au cycle 3) les enfants devront le faire sur n'importe quel texte (relativement court).

Un exemple !

Comme pour la numération,

 Représentation graphique

 trait = mot

Les enfants doivent tracer des traits (représentation graphique).

Ces traits doivent correspondre au nombre de mots qu'ils perçoivent à l'écoute d'une phrase orale.

 

Représentations graphiques

Cœur de l'écrire (orthographe)

Le lire/écrire sont totalement imbriqués.

 

Un mot est constitué de syllabe(s)

Les syllabes, ce sont des sons fabriqués dans la bouche (consonnes) et dans la gorge (voyelles)

Ce qu’on dit c’est le phonème, ce qu’on écrit c’est le graphème.

 

Il faut apprendre aux élèves les constructions des syllabes :

« Trou » et « cla » c’est la même construction (2 consonnes et 1 voyelle)

« si » et « phan » c’est la même construction (1 consonne et 1 voyelle)

Pour que les enfants comprennent ces notions, il faut utiliser les couleurs, une représentation graphique et un numérotage des constructions.

 

 Ecrire à partir de mots copiés

methodologie

 Ecrire des syllabes

Les élèves devaient écrire la syllabe numéro 5 (consonne - voyelle - consonne) avec 4 lettres.

J'ai écrit au tableau les réponses des élèves (ardoise).

 Ecrire à partir de mots dictés

Méthode :

1) Compter le nombre de syllabes : les élèves tracent les ronds.

2) Ecrire, sous chaque rond, le bon numéro : les élèves sont obligés de réfléchir (avant d'écrire) à la construction de la syllabe.

3) Mettre au tableau, dans les ronds, les points avec des couleurs.

L'élève sait combien il y aura de locomotives (consonnes) et de wagons (voyelles). Il connait également l'ordre de cette construction. Il a toutes les informations pour réussir à écrire ses syllabes et par conséquent son mot.

4) Ecrire les voyelles et les consonnes.

5) Correction collective : un élève, au tableau, écrit la réponse ou un élève me dicte les lettres ou un élève me dicte les sons.

6) Le mot est écrit en entier (sur la feuille et au tableau) et on 'prend' la photo.

Tous les jours. Trois mots par jour.

orthographe

 Représentation graphique

 cases des accords

il faut faire apparaître les accords avec des cases colorées  

 rouge  pour le genre -  bleu  pour le nombre

Pour le verbe, c'est une grande case (radical/terminaison)

 

Représentation graphique

Ecriture

 

Le 'petit chien', c'est très ancien.

L'élève a une représentation graphique de chaque élément qui constitue la plupart des lettres.

petit_chien_01

Ecriture

 

 

Représentations graphiques

Cœur de la numération

Remarque : la numération et les opérations sont imbriqués.

 

 Représentations graphiques

 Numération

Pourquoi 10, après 9, s’écrit avec un « un » et un « zéro » ?

Pourquoi 100 = 1 ?

 

 La représentation linéaire de la suite des nombres (indispensable par la suite) n'explique en rien la  numération : 

 

En dessinant les croix (unités) et les paquets (dizaines, centaines, mille) de différentes couleurs, les choses sont concrètes.

La numération avec les différents niveaux  des paquets permet également la compréhension des puissances.

 

L'extra-terrestre (ou le robot) donne le nombre de doigts : c'est la règle du fonctionnement.

 bases_niveau_3

 

Avec ces représentations graphiques (extra-terrestre, paquets, croix, traits, couleurs), l'élève comprend la relation entre le nombre dessiné, les chiffres et les mots.

gentil_mechant

 

La représentation graphique des paquets et des croix permet de tout expliquer :

avant-après, moitié-double, complément à 10, chiffres muets, zéros, la position, le 70-80-90

Comme pour la lecture,

 Représentation graphique

 chiffre barré

permet d'éclaircir la compréhension. Il y a des chiffres qu'on ne prononce pas.

chifre_muet

Comme pour la lecture,

 Représentation graphique

 trait = mot

permet d'expliquer certaines difficultés visuellement.

Quand les élèves sont à l'aise pour naviguer entre

- le dessin des paquets et des croix,

- l'écriture en chiffres et l'écriture en lettres,

on peut dire qu'ils ont compris la numération.

 

Représentations graphiques

Cœur des Opérations

Sens des opérations

La numération et les opérations sont imbriqués.

 

On se sert de l'apprentissage de la numération pour expliquer le sens des opérations

 Additions

additions_retenue

On ajoute.

Dix paquets bleus -> un paquet rouge

La retenue est évidente !

 Multiplications

multiplications_retenue

On ajoute plusieurs fois la même chose.

Les retenues sont évidentes !

 Soustractions

soustractions

On enlève.

 Soustractions à retenue

soustractions_retenue

Les manipulations mettent en évidence la compréhension.

Quand les élèves sont capables de 'dessiner' les opérations et qu'ils se rendent compte que le calcul (ou la calculatrice) donne le même résultat, on peut dire qu'à ce moment là, tout le monde est heureux : l'enseignant et l'enseigné !

 

Représentations graphiques

Cœur des Problèmes

 

Il faut proposer aux élèves une représentation graphique des différentes structures élémentaires qui seront utilisées dans les problèmes.

On se sert de la représentation linéaire parce qu'elle est très lisible.

Ces structures élémentaires seront comprises et mémorisées au fur et à mesure du CE1.

- la place et le nombre de données

- le total (arc de cercle)

- la place du point d'interrogation

- l'expression "plusieurs fois la même chose" et la donnée "invisible" pour la multiplication et la division.

Ces structures élémentaires peuvent se retrouver imbriquées dans des problèmes plus complexes.

C'est un véritable apprentissage.

 

 

 Solutions pour les fondamentaux

 

L'espace, le temps, le résumé, l'observation ont besoin pour être compris de solutions concrètes.

Fondamentaux   Multimédia

 

 

 

 Elèves "enseignés" / élèves "enseignants"

Au début de l'année, quand je demande à mes CE1 de faire lire les CP débutants tous les jours en fin de journée, il se passe quelque chose d'important dans la psychologie des élèves.

Ils changent de statut.

Ils doivent utiliser leurs savoirs et savoir-faire (encore hésitant) pour les autres.

Ils trouvent alors une profonde motivation à s'améliorer eux-mêmes pour être à la "hauteur" vis à vis de leur tâche.

Un peu plus tard, quand ils doivent aider les CP à découper les mots, ils n'ont pas droit à l'erreur.

Mais cela fonctionne bien car les élèves du CE1 ont parfaitement compris les mécanismes grâce aux représentations graphiques.

Quand ils doivent apprendre aux CP comment utiliser le compas ou comment utiliser le dictionnaire, c'est plus difficile.

Les CE1 ont les compétences. Mais, au moment d'expliquer aux CP, certains ne savaient pas trop quoi dire ou par 'quel bout commencer' !

J'ai repris les CE1 avec moi un peu plus tard et on a revu ensemble ce qui était important. Les CE1 étaient très attentifs car ils avaient besoin de ces informations pour pouvoir 'bien enseigner'.

Pédagogiquement, c'est vraiment là où c'est passionnant !

Si on veut que l'apprentissage soit complet, il faut que les élèves deviennent à certains moments des élèves "enseignants".

C'est très enrichissant pour tout le monde : adultes et enfants.

Un enfant qui a compris peut expliquer (avec le support des représentations graphiques) à ses camarades en difficulté dans tous les niveaux de classe.

Les élèves doivent être acteurs de leurs apprentissages.

Nb : il n'y a rien de figé.

Ce n'est pas forcément CE1 ou CP.

Les CP les plus doués deviennent rapidement élèves "enseignants" et les CE1 en difficulté vont continuer à être "enseignés" dans les domaines où ils ont besoin de soutien.

Les CM et la liaison avec la maternelle

 

 Continuité dans les apprentissages

 

Le comprendre, avec support des solutions graphiques, ne doit pas être enseigné qu'au Cycle 2.

Nous savons tous que les acquis chez les enfants en difficulté sont fragiles.

Ces élèves ont besoin de repères stables.

Il faut donc que tous les fondamentaux soient présents au cycle 3 : affichages, enseignement, documents, soutien par les élèves qui ont compris.

 

 

 

 Deux exemples dans la classe

 

Un enfant doit écrire la syllabe "lac"

Il écrit "la"

L'enseignant va lui dire : tu t'es trompé.

Il va répéter la syllabe "lac", plusieurs fois. En insistant sur le phonème "c"

Il peut dire les lettres "l", "a", "c"

Il peut dire : il manque un "c"

Il peut indiquer avec le doigt l'endroit où il manque la lettre.

Il peut décomposer la syllabe en une séquence de phonèmes : "l", "a", "c"

C'est abstrait.

 

Avec le support des représentations graphiques :

construction_des_syllabes

L'enseignant ou l'élève enseignant va expliquer avec le support des trains :

Tu as écris le train 2 et il fallait fabriquer le train 5.

Il manque une locomotive à la fin.

C'est le "c" (phonème) de sac

  

C'est concret.

 

L'enseignant aborde la retenue :

Je vous laisse trouver les explications...

C'est abstrait.

 

Avec l'apprentissage de la numération, la retenue, ce sont les élèves qui la découvrent !

addition_retenue_002

Tout marche par dix. Quand il y a dix croix, on les entoure.

C'est concret.

 

Conclusion

L'école doit offrir aux élèves un enseignement global, scientifique et cohérent.

 

La transmission des connaissances pour les élèves dont le cerveau a été traumatisé par les conditions de vie ou le cerveau altéré par des troubles du développement n'est pas la priorité.

Et pourtant, dans la classe, ce sont ces élèves qui préoccupent le plus et ils sont de plus en plus nombreux dans notre société.

Mais cela ne doit pas empêcher l'école d'évoluer pour ceux qui sont en mesure d'apprendre.

Introduire la composante "compréhension" est essentiel.

Les enseignants disent souvent : - tu n'as pas appris ta leçon. Les élèves, dans ces cas là, ne semblent pas traumatisés. Ils n'ont pas fait l'effort de mémoriser.

L'expression des élèves en difficulté : - je n'ai pas compris. Et là, il y a de la souffrance.

Sur mon site, mon objectif a été de décrire ce qui manque actuellement dans l'enseignement : les représentations graphiques qui expliquent les concepts fondamentaux doivent être au cœur des apprentissages. Il faut également que les élèves deviennent acteurs de leurs apprentissages : il ne faut pas qu'ils soient seulement "enseignés" mais une fois qu'ils ont compris, ils doivent être, à certains moments, "enseignants".

Je suis convaincu que lorsque les idées sont bonnes, elles finissent par s'imposer. Surtout à notre époque où la communication va très vite. Lorsque je propose à mes élèves (qui ont un regard neuf) des choses fondamentales et qu'ils me disent qu'ils ont compris, je sais que je suis dans le vrai car c'est eux l'avenir !

Daniel CLERC (18/12/2016)

Editeurs ? Mon livre avait été refusé par tous les éditeurs.

 

 

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